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En attendant le printemps ...

 par Peter Haegeman, Secrétaire général CBB

Les jours s’ allongent. Le temps «estival» exceptionnel du mois de février a permis au sol de se dessécher et de se réchauffer lentement.

Chez nous comme dans les pays voisins, certains planteurs de betteraves pensent déjà à semer... L’IRBAB a - à juste titre - tempéré les attentes trop enthousiastes et a mis en garde les planteurs contre des semis trop précipités. Il est préférable d’attendre un peu plus longtemps pour que des températures plus douces et un sol bien réchauffé puissent réduire le risque d’un très grand nombre de betteraves montées.

Une croissance uniforme des betteraves facilite également la lutte contre les mauvaises herbes. De plus, lors d’une croissance plus lente, la culture est plus vulnérable car elle est exposée plus longuement aux insectes du sol, ce qui peut augmenter le risque de perte des plantules en l’absence de néonicotinoïdes. En effet, dans les champs, les premières betteraves sans néonicotinoïdes seront semées très prochainement avec beaucoup d’incertitudes quant aux résultats. Bien que difficile à accepter, cette décision ne sera certainement pas la dernière. D’autres produits de protection phytosanitaires passeront très probablement à la trappe dans les prochaines années et … il faudra bien s’y adapter ...

Je voudrais revenir à la campagne précédente, qui fait actuellement l’objet de révisions sur divers sujets.

Si nous jetons un coup d’œil dans le rétroviseur, nous pouvons dire que la campagne 2018 fut à nouveau très longue, plus longue encore que prévu après l’annonce des problèmes à Wanze. Aussi bien à la Raffinerie Tirlemontoise qu’à Iscal Sugar, les usines n’ont pas tourné à leur capacité normale. De fréquents problèmes techniques sont venus perturber le bon déroulement des opérations de transformation.

Heureusement, la météo clémente jusqu’à la fin janvier a permis d’obtenir des résultats généralement satisfaisants  : tares terre faibles, richesses élevées. Seuls les rendements ont été décevants en raison du manque de pluies l’été dernier.

Dans les centres de réception, peu de problèmes importants à signaler. Quelques pannes bien sûr … mais sans conséquences graves. Le contrôle, organisé et coordonné par la CBB, veille à ce que les opérations de réception soient menées dans les meilleures conditions et signale toute erreur afin de corriger les résultats. Il faut noter la bonne réactivité des responsables du contrôle pour régler au plus vite les problèmes soulevés.

Mais on ne se repose pas sur ses lauriers : concernant les centres de réception, des réunions techniques sont prévues pour demander des améliorations.

Du côté des fabricants, l’avenir se prépare aussi. A Iscal Sugar, pour supprimer les coûts de transport, 130.000 t de betteraves des Flandres seront travaillées « à façon » par Suiker Unie aux Pays-Bas. En contrepartie, un tonnage suffisant en contrat C sera attribué dans un rayon de 50 km autour de Fontenoy.

A la Raffinerie Tirlemontoise, après l’annonce de la restructuration de Südzucker et l’absence d’impact de celle-ci sur l’outil de transformation belge, aucun changement n’est actuellement annoncé. J’ose voir ici une illustration de l’écosystème performant que constitue le secteur belge de la betterave sucrière. Et peut-être aussi une impulsion vers une production sucrière plus «raisonnable». Espérons que ce soit le cas ... parce qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.

 

 

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Communiqué de presse CBB - Campagne betteravière 2018-19 atmosphère de crise

Abeilles et betteraves.

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